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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 16:43

 

 

amandine-et-angelique.jpgUn Maire, dans sa fonction d'officier d’état civil est un représentant de l'état astreint à l'application de la loi et à la neutralité. La Maire de Bollène, en refusant de célébrer le mariage d'Amandine et d'Angélique, au nom de ses convictions religieuses, a rompu le pacte républicain qui garantit l'égalité devant la loi. Marie Claude Bompard, pouvait, déléguer un autre élu de la majorité municipale ou de l'opposition pour célébrer le mariage, elle a refusé de la faire car elle a décidé de partir en croisade intégriste !

 

En effet, celle qui déshonore son mandat d'élue vient d'avoir le soutien de l'organisation intégriste catholique CIVITAS qui salue en elle le courage d'avoir fait état des ses convictions religieuses ; CIVITAS (en rupture avec la hiérarchie catholique) appelle désormais les maires catholiques à se déclarer publiquement solidaires de la Maire de Bollène. C'est une preuve supplémentaire de la collusion de l'extrême droite avec une organisation religieuse traditionnaliste qui a appelé à prier devant l'assemblée nationale et qui a décidé d'investir les élections municipales pour créer des ilôts de chrétienté  et soumettre les politiques locales à l'ordre moral.

 

Cette confusion entre la politique et la religion est innacceptable et contraire à nos principes républicains ! L'extrême droite nous rappelle que sa "laicité" n'a de sens que pour stigmatiser les musulmans.

Il est urgent que le Préfet du Vaucluse rappelle à Marie Claude BOMPARD les conditions d'exercice d'un élu de la république.
J'appelle les élus et les partis politiques à condamner l'attitude inadmissible de la Maire de Bollène.

 

Fabienne Haloui, Secrétaire départementale du PCF Vaucluse, responsable de la commission « Droits et Libertés » au PCF,

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 19:24

 

sapin1.jpgMichel Sapin a affirmé ce mardi qu'un allongement de la durée de cotisation était une mesure "évidente" pour réformer le système des retraites et qu'elle s'appliquerait "à tous les Français". La vérité oblige à dire que c'est tout sauf une évidence comme le prétend le ministre du Travail.

 

Cette recette a été utilisée par la droite dans les précédentes réformes des retraites. On a vu le résultat : un échec complet qui n'a pas permis de corriger les déficits. Dans les faits, l'allongement de la durée de cotisation a éloigné les jeunes générations du marché du travail et augmenté le chômage, cause principale des déficits. Il faut toujours faire attention aux fausses évidences même quand elles sont proférées par un ministre.

 

La gauche a su en 1982 prendre des mesures courageuses, faire une réforme progressiste avec l'âge ouvrant droit à la retraite à 60 ans. Soyons à la hauteur de cette ambition en imaginant une réforme qui tourne le dos aux réformes de la droite. Il faut faire autrement. Notamment en répondant au défi l'emploi et singulièrement celui des jeunes générations qui est le principal moyen d'assurer le financement des retraites pour aujourd'hui et demain.

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 19:09

recession.jpgEn réaction à la publication par l'INSEE d'un rebond de l'activité de 0,5%, le ministre de l'Economie Pierre Moscovici voit des "signes encourageants de reprise".

Ce rebond, plus fort que prévu, est à analyser de près, sans rien occulter et sans angélisme.

 

Remarquons d'abord que ce ne sont pas les dépenses d'investissement des entreprises qui expliquent ce rebond d' activité : elles se sont repliées de 0,5% pour le sixième trimestre consécutif. D'ailleurs, faute de débouchés et en réaction à un crédit demeurant toujours trop sélectif, le nombre de défaillances d'entreprises demeure très élevé. Ce sont les dépenses de consommation qui ont tiré l'activité au deuxième trimestre et, plus particulièrement, les dépenses en énergie des ménages du fait de l'hiver rigoureux. Comment ? Par l'épargne de précaution existante, du fait de la faiblesse des salaires, pensions et retraites, a très certainement était mise à contribution.

 

Sur le front de l'emploi, la situation reste très préoccupante. Pas de "signes encourageants de reprise" avec un secteur privé a enregistré 27 800 suppressions nettes d'emplois. Le taux de chômage dans l’hexagone est désormais de 10,4%. Selon le FMI, à politique économique inchangée, le taux de chômage atteindrait 11,2% en 2013 et 11,6% en 2014.

 

En réalité, le frémissement du deuxième trimestre n'annonce pas une sortie en fanfare de la récession. Pour une véritable relance, une sortie de crise durable, notre pays doit engager, dès la rentrée, un changement de cap de la politique économique, par l'emplopi, les salaires, l'investissement public, avec une vraie sécurisation de l'emploi et de la formation, un relèvement des revenus du travail et de remplacement, une mobilisation nouvelle du crédit.

 

Selon l'INSEE, la croissance du PIB pourrait n'être que de 0,0% au troisième trimestre et 0,1% au quatrième. Au total, l'INSEE prévoit que le PIB de la France reculerait de 0,1% cette année. Pour en finir avec tous les docteurs Diafoirus, qui prédisent une croissance nulle ou une stagnation lente et longue, il s'agit d'engager le changement en affrontant les puissances de l'argent.

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 13:34

                      

ayrault.jpgComme F. Hollande a pu en faire l'expérience à la Roche-Sur-Yon lors de son interpellation par une chômeuse, les opérations de communication sont une chose, elles ne remplaceront jamais la force du retour au réel. Notre pays attend une action courageuse, résolue et déterminée pour le changement, pour une amélioration rapide des conditions de vie et non pas une occupation médiatique frénétique lors d'un été au cours duquel les Françaises et les Français, loin de partager l'optimisme à tous crins de l’exécutif, sont d'abord préoccupés par leur pouvoir d'achat .

 

Après le « Summer Hollande Tour », c'est aujourd'hui le premier Ministre qui s'y colle. D'abord en accueillant dans les jardins de Matignon des enfants privés du droit aux vacances, puis, dans les prochaines heures, par une visite auprès de salariés confrontés à la pénibilité au travail.

 

Cette année encore, un français sur deux n'a pas profité pleinement de ce temps d'apaisement personnel et de dépaysement que représentent les vacances. Le 23 juillet dernier, lors des questions au gouvernement, Marie-George Buffet a pourtant rappelé que le droit aux vacances est « un acquis du mouvement social consacré par des lois successives ; de celle 1936 à celle de 1982 établissant la cinquième semaine de congés payés ».

 

Ces millions de concitoyens qui n'ont pas pu partir cet été, sont légitimement en droit d'attendre d'un gouvernement de gauche qu'il mette en œuvre une véritable politique de relance du tourisme social. Les propositions ne manquent pas au premier rang desquelles l'augmentation des salaires et la lutte contre les temps partiels. D'autres mesures pourraient être adoptées rapidement comme le renforcement des tarifs sociaux de la SNCF, des dispositifs d'aides individuelles type chèque-vacances et des moyens des directions départementales de la cohésion sociale ou encore un soutien plus appuyé aux acteurs du tourisme social, aux associations de l'éducation populaire et aux collectivités locales.

 

Il y a une part de cynisme dans l'exercice de communication auquel se livre le gouvernement. On ne peut effectivement pas servir d'une main une collation dans les jardins de Matignon à des gamins privés de vacances et de l'autre poursuivre une politique régressive de baisse des dépenses publiques utiles aux familles.

 

Il en va de même avec la question de la pénibilité. Le Medef ne peut continuer à dicter sa loi et la prochaine réforme des retraites ne doit pas se limiter à des « comptes pénibilité » comme indiqué par des conseillers de la Ministre des affaires sociales. Nous devons aller vers de vraies négociations interprofessionnelles. Si tel est l'engagement du gouvernement, ces dernières devront aboutir à un accord majoritaire pour définir les critères de pénibilité et les conditions de sa compensation. Une réforme de gauche, c'est aller dans cette direction.

 

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 15:39
hollandevendee.jpgAprès la Seine-Saint-Denis, le Gers et la Dordogne, le président de la République fait étape aujourd'hui en Vendée pour parler emploi. Il s'agit en effet de la première préoccupation des Français, confrontés à un niveau historique de chômage. Alors que les prévisions de croissance pour 2014 seront très certainement corrigées à la baisse, le président va-t-il, comme cela fut le cas la semaine dernière, limiter son propos à la boite à outils des contrats aidés ou prendra-t-il la juste dimension de l'effort de redressement à engager et des moyens à mobiliser ?

L'optimisme présidentiel en cet été 2013 ne remplacera pas l'urgence d'en finir avec l'austérité, avec une politique gouvernementale qui tourne dramatiquement le dos à l'espoir d'un changement, à une amélioration concrète des conditions de vie.

Concernant la bataille pour l'emploi, rappelons que plus de 200 milliards d'euros sont distribués chaque année aux entreprises, sans contrôle sur leur utilisation. En l'état, la proposition de loi sur la cession des sites rentables - appelée de manière inappropriée "Loi Florange" - qui sera discutée à l'automne, n'est pas à la hauteur des enjeux. Quant à l'augmentation de la CSG pour financer les pensions de retraites, elle serait une arme de destruction massive d'emplois.

Voilà les sujets sur lesquels le président de la République peut prendre date. En Vendée, le Hollande Tour va-t-il se répéter ou innover ?

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 16:07

 

retraiterecul.jpgA en croire Bruno Le Roux ce matin, la prochaine réforme des retraites pourrait se traduire par une augmentation de la Contribution sociale généralisée (CSG). La CSG serait, selon lui, un moyen de mettre à contribution les revenus du capital. En réalité, loin d’être plus juste que les cotisations, la CSG repose essentiellement sur les revenus du travail des ménages (88 %). Les revenus financiers et du patrimoine n'y contribuent que pour 11 %. Les entreprises restent épargnées.

 

Pour Bruno le Roux, qui cherchait à l'évidence un marqueur de gauche, “cette piste ne doit pas être écartée”. Nous pensons qu'aucune ne doit l'être. Pour le financement des retraites comme pour le reste, il y a urgence à engager dès la rentrée un grand plan de relance de la demande comme de l'offre.

 

Si une réforme clairement de gauche, juste et efficace est en réflexion, une majorité de gauche au Parlement peut décider une réforme de l’assiette des cotisations patronales, accroître le taux et la masse des cotisations sociales patronales, en modulant le taux de cotisation patronale afin de relever la part de la masse salariale dans la valeur ajoutée.

Ainsi les entreprises qui relèvent cette part, en développant l’emploi, les salaires et la formation, seraient assujetties à un taux de cotisation relativement abaissé, tandis que l’accroissement des salaires, de l’emploi, permettrait des cotisations accrues.

Inversement, les entreprises qui licencient, réduisent la part des salaires dans la valeur ajoutée, fuient dans la croissance financière, seraient assujetties à un taux de cotisation beaucoup plus lourd.

 

Les revenus financiers des entreprises et des institutions financières s’élèvent à plus de 300 milliards d’euros par an. Ils échappent largement aux prélèvements sociaux. En leur appliquant les taux de cotisations patronales prévus pour chaque branche de la sécurité sociale, cela rapporterait annuellement plus de 80 Milliards d'euros au régime général, dont 30 Milliards pour les seules retraites.

Voilà comment nous pouvons contribuer à la croissance réelle, et contre la financiarisation.

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 19:24

mariage11.pngAndré Chassaigne attire l’attention de la Ministre de la Justice sur « le mariage pour tous » qui exclut 11 nationalités, notamment les personnes d’origine algérienne.

En effet, le « mariage pour tous », voté le 23 avril dernier, exclut en France plusieurs nationalités de ce nouveau droit, notamment les personnes d’origine algérienne, mais aussi originaires de Pologne, du Maroc, de Bosnie-Herzégovine, du Monténégro, de Serbie, du Kosovo, de Slovénie, de Tunisie, du Laos et du Cambodge.

L’Article 202-1 alinéa 2 du Code civil, qui pose les principes du « mariage pour tous », stipule que les ressortissants de ces 11 pays ne peuvent prétendre à cette union. La circulaire précise : « Lorsqu’un mariage sera envisagé entre deux personnes de même sexe, dont l’un des futurs époux est ressortissant de l’un de ces pays, l’officier de l’état civil ne pourra célébrer le mariage. En cas de difficultés, il conviendra que l’officier de l’état civil interroge le procureur de la République territorialement compétent ».

Dans ces cas-là, la loi concernant le mariage du pays d’origine prévaut, c’est pourquoi les Algériens ne sont pas concernés.

En raison des Accords d’Evian signés le 18 mars 1962, la loi algérienne passe avant la loi française, sauf dérogation. Aussi, tant que l’Algérie ne reconnaîtra pas les unions homosexuelles, aucun Algérien ne peut espérer se marier en France avec une personne du même sexe.

Au regard de ces restrictions, André Chassaigne demande à Madame la Ministre si les personnes déjà pacsées, originaires de ces onze pays, sont soumises à la même interdiction de se marier et si elles ont la possibilité de solliciter une dérogation.

De plus, il demande à Madame la Ministre quelles actions elle engagera pour faire évoluer les accords internationaux avec les pays concernés dans le but de lever les exclusions au « mariage pour tous ».

 

Voir sur le site de l’Assemblée Nationale : question n° 32559 + réponse (à paraître)

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Published by Evry-rouge - dans Parlementaires
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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 19:55

 

zimbabwe.jpgL’organisation anti-corruption Transparency International vient de révéler qu'un hopital du Zimbabwe a décidé d’interdire aux femmes de crier pendant l’accouchement… sous peine d’amende.

Cela pourrait paraître farfelu si ce n’était scandaleux.

Communistes et féministes, nous nous élevons doublement contre cette amende qui, d’une part, est une forme supplémentaire de corruption, dans l´un des pays les plus corrompus du monde, et d’autre part est une mesure qui vise les femmes dans ce moment si particulier de leur vie.

Comment y voir autre chose que le refus de reconnaître aux femmes, comme à tout être de chair et de sang, le droit de s'exprimer, de respirer, de s'épanouir ? C'est l’absurdité de la domination patriarcale poussée à l’extrême.Conséquence, de nombreuses femmes n’ayant pas les moyens de payer ces amendes, sont contraintes d’accoucher chez elles, entrainant une hausse de la mortalité.

Nous demandons aux autorités zimbabwéennes de faire cesser ces pratiques outrageuses pour le droit des femmes, et qui insultent l’ensemble de l’humanité.

 

Laurence Cohen, Responsable de la commission “Droits des femmes et féminisme” au PCF

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 20:17

 

batho2.jpgAlors que le débat sur les orientations budgétaires 2014 ne fait que commencer, ce matin, sur les ondes de RTL la ministre de l’écologie Delphine Batho a fort justement qualifié le budget de son ministère, en baisse de 7%, de mauvais. Elle a été convoquée dans la foulée, puis congédiée du gouvernement manu militari par François Hollande.

 

L’austérité a plongé notre pays dans la récession. Elle provoque chômage de masse et précarité. Elle est vécue comme une véritable trahison par toutes celles et ceux qui, ont voulu au printemps dernier le changement. Aujourd’hui cette mauvaise politique provoque une crise gouvernementale, avec la sanction qui frappe une ministre qui a tout simplement dit la vérité.

 

Après l’échec de Villeneuve sur Lot pour lequel l’exécutif n’a toujours pas engagé une analyse de fond, la décision de François Hollande est une nouvelle illustration d’un déni de la réalité et d'une fuite en avant qui n’ont que trop duré. Il est urgent de changer.

 

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 09:00

espionnage.jpgPersonne n'aurait imaginé que le slogan de campagne de Barack Obama allait aussi être le slogan de la NSA. L'agence américaine serait prise la main dans le sac.

Si même les bureaux de l'Union européenne sont considérés comme de possibles officines du terrorisme international alors tout est possible. Ceux qui croyaient qu'Obama élu la morale politique allait faire un grand pas vont être déçus.

 

La France doit demander des explications au gouvernement américain et condamner fermement ces agissements. Elle doit aussi demander a l'Union européenne de renforcer la protection de ses locaux enfin elle doit interrompre séance tenante les négociations de l'accord de libre échange entre les USA et l'UE. Les États-Unis ne se guériront-ils jamais de leur paranoïa aigu? Ces méthodes montrent que ceux qui croient être les allies des États-Unis seront toujours, de leur point de vue, des ennemis potentiels.

 

Le PCF veut toute la clarté sur cette affaire. Il exige du gouvernement français des explications claires et non complaisantes.

 

Gilles Garnier responsable des questions Européennes au PCF

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