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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 12:03

 
 israelbombardement.jpgÀ Noël, le gouvernement israélien bombarde Gaza, et tue. Une petite fille, palestinienne, est morte et six Palestiniens ont été blessés dans des raids israéliens de représailles sur la bande de Gaza, ce mardi 24 décembre. Le ministre israélien de la Défense a également ordonné la fermeture "jusqu'à nouvel ordre" du passage de Kerem Shalom, par où transitent les marchandises entre Israël et la bande de Gaza....

Ce redoublement de violence contre la population civile gazaouie, occupée et sous blocus israélien depuis septembre 2007, est insupportable. Le gouvernement Netanyahu le justifie en réplique à la mort du "premier civil israélien tué aux environs de la bande de Gaza depuis l'opération Pilier de défense" (14-21 novembre 2012).
Le cynisme du premier ministre israélien n'a pas de limite quand on sait que c'est la mort d'un jeune de homme de 22 ans, Saleh Abou Latif, membre de la minorité arabe bédouine d'Israël, qui sert d'alibi à ces représailles.

Le Parti communiste français (PCF) affirme son soutien à la population palestinienne de Gaza et de Cisjordanie, et condamne avec la plus grande fermeté les actes inhumains commis par l'armée israélienne à l'encontre des civils, adultes et enfants, et ce en totale violation de la Convention de Genève (1949).

Le PCF demande au ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, de protester solennellement auprès de son homologue israélien.

La France, qui préside pour ce mois de décembre le Conseil de sécurité de l'ONU, doit appuyer avec la plus grande vigueur l'action du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, qui vient, par la voix de son porte-parole, de rejeter "toute action visant des civils et appelle tous ceux qui sont concernés à faire preuve de la plus grande retenue pour éviter un nouveau cycle de violences".

Parti communiste français,
Paris, le 25 décembre 2013
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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 17:46

 

hyaric.jpgLe 12 décembre 2013

Nous sommes venus ici, à ce tribunal d’Istanbul, pour apporter notre soutien aux journalistes inquiétés, emprisonnés sur la base de faux procès, d’accusations infondées au seul prétexte de lutte contre le terrorisme. Prétexte devenu bien commode pour bâillonner celles et ceux qui ne font que leur travail : informer. Le droit à l’information pluraliste et le droit d’être informé sont les caractéristiques d’une démocratie. Le droit à l’information est inscrit noir sur blanc dans la charte des droits européens.

Je veux dire que nous nous trouvons ici à ce nouveau procès à un moment paradoxal : celui où la planète entière pleure et célèbre Nelson Mandela.

Lui aussi a été jeté en prison et conspué par les grands de ce monde en étant accusé de terrorisme… Ceux qui accusent aujourd’hui en Turquie, des journalistes, des élus, des députés, des avocats, des écrivains, des chercheurs, de terrorisme et les jettent en prison pour ce motif, feraient bien de réfléchir et de prendre garde… Ceci pourrait se retourner contre eux. Cette accusation ne sert qu’à tenter de bâillonner ici en Turquie, comme ailleurs les citoyens, les jeunes, et ceci ne sert qu’à empêcher le peuple kurde d’être libre et souverain.

Le maintien d’une « loi anti-terroriste » est contraire aux accords d’association et de coopération avec l’Union européenne.

Avec les forces progressistes en Europe, nous ne cessons de le rappeler, nous ne pouvons accepter que notre gouvernement maintienne en prison une soixantaine de journalistes, six députés, des femmes. Nous allons intervenir à nouveau et ce auprès des autorités européennes, et auprès du gouvernement français.

Nous demandons au Président de la République française de poser ces questions aux autorités Turques au cours du voyage qu’il va effectuer ici à la fin du mois de janvier. De même, comme l’Union européenne, il doit appuyer l’idée qu’un pas politicien nouveau soit fait dans la négociation avec les kurdes.

Soyez assuré de notre soutien et de notre engagement à vos côtés.

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 20:02

pcfJean-Marc Ayrault cherche à rassurer, alors que gronde une contestation sociale considérable. Il veut faire croire qu'il serait disposé à engager des changements profonds sur la seule fiscalité, en cherchant à empêcher l'expression d'une colère généralisée sur tout ce qui touche à l'emploi, au revenu et à la croissance réelle.

En réalité, le Premier ministre entend maintenir le cap de l'austérité pour la dépense privée : hausse de la TVA sur laquelle « il n'est pas question de revenir », parce qu'elle conditionne « la baisse du coût du travail » ; maintien de l'écotaxe. Pareil pour les dépenses de services publics : 60 milliards d'euros « au moins » d'économies de 2014 à 2017.

 

La fusion envisagée entre l'impôt sur le revenu et la CSG aurait des conséquences nocives : transfert du financement de la protection sociale des profits des entreprises vers l'impôt sur le revenu ; transformation de ce dernier en un prélèvement proportionnel et non plus progressif ; inclusion de cet impôt dans un système de prélèvement à la source qui désavantagerait surtout les salariés.

 

Disons-le tout net : toute réforme fiscale qui ne remet pas en cause l’austérité est une impasse. Il faut au contraire engager un changement fondamental pour sécuriser vraiment l'emploi, la formation, les revenus du travail et de remplacement, baisser le coût du capital (intérêts et dividendes) avec un nouveau crédit aux entreprises et une réforme radicale de la fiscalité. Il faut relancer massivement tous les services publics, au lieu des privatisations et de la capitulation devant le dogmatisme monétaire de la BCE.

 

Avant la révolution de 1789, il y avait aussi une crise financière généralisée et une protestation contre les impôts excessifs qui nécessitaient de mettre en cause les privilèges de l'aristocratie. Aujourd'hui, ce sont les privilèges des grands actionnaires, des grands groupes, des grandes banques et la domination de la rentabilité financière sur toute l’économie qu'il s'agit de mettre à bas avec une nouvelle construction sociale et politique.

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 10:37
prostitution_0.jpgLe débat parlementaire n’a pas encore commencé sur la proposition de loi « Lutte contre le système prostitutionnel » de la Députée Maud Olivier, que déjà certains hommes réagissent.
Les féministes, ces harpies, voudraient les empêcher d’aller voir « leurs putes » et oseraient porter atteinte au plaisir masculin.

La tribune « des 343 salauds : touche pas à ma pute » qui va être publiée prochainement témoigne de la persistance de comportements machistes et sexistes.
Pour ces messieurs, dont certaines « célébrités », le libre-accès à la prostitution fait partie de leur liberté, interdiction d’y toucher ! Que leur plaisir passe par la soumission des femmes, par des rapports monnayés ne leur pose aucun problème. Le plaisir masculin unilatéral est pour eux la normalité, les violences qu’il occasionne n’est qu’un détail.

C’est faire fi de la réalité de la prostitution, de la domination exercée sur des individus, majoritairement des femmes, des réseaux mafieux qui considèrent le corps des femmes comme une marchandise.

Le PCF rappelle qu’il est favorable à l’abolition de la prostitution et signataire de l’appel « Abolition 2012 ».
La France, pays abolitionniste doit mettre en accord ses paroles et ses actes. La pénalisation du client est un moyen de faire prendre conscience qu’il n’y aurait pas de prostitution sans demande de ces messieurs.

L’argent ne peut pas tout acheter. Contrairement à ces 343 réacs, d’autres voix s’élèvent, y compris masculines, tel que le collectif zéro macho où 1880 hommes disent non à la prostitution ou bien encore sur l’appel « jeunes pour l’abolition » lancé par les organisations de jeunesse qui dénonce le système prostitutionnel et rappelle, avec justesse et humour, que la prostitution n’est pas un métier.

Pour les communistes, l’émancipation humaine ne peut souffrir de l’asservissement de quiconque.

Laurence Cohen, Responsable de la commission « Droits des femmes/Féminisme » au PCF

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 18:34

 

 

6260478142_0458f3006f.jpgLes clubs de foot professionnels anonce une grève fin novembre. Le lobbying des patrons du football contre l’application de la taxe à 75% sur les revenus de plus d’un million d’euros est scandaleux. En guise de première intervention sur le sport depuis le début de sa mandature et en réponse à ce chantage injustifié, le président de la République a décidé de recevoir les patrons de clubs de foot.

 

Face à cette double provocation, le malaise est profond dans le mouvement sportif .

Les records en matière de salaires et d’indemnités de transferts d’une minorité de stars explosent à chaque mercato et occultent la précarité du plus grand nombre des travailleurs sportifs. Comment expliquer des salaires et des indemnités de transferts de plusieurs dizaines de milliers d’euros ? Engageons une opération vérité sur la nature de l’argent privé qui circule pour découvrir d’où viennent ces sommes colossales et qui peut mettre tant d’argent dans les transferts et les salaires des joueurs. Par exemple, examinons d’où provient la richesse du nouveau propriétaire de l’AS Monaco. Trouvons une explication sur l’accession à la propriété du PSG de la monarchie du Qatar, pour qui l’esclavagisme est le seul Code du travail dans la construction des stades pour la Coupe du monde de football de 2022.

Comment le pays des droits de l’homme peut-il fermer les yeux sur un tel scandale, mis au jour par des journalistes et des syndicalistes ?

 

Depuis l’arrêt Bosman en 1995 et la libéralisation du marché des footballeurs, le montant total des transferts en Europe est passé de 400 000 euros à plus de 2 milliards d’euros. Plusieurs enquêtes démontrent que c’est l’un des marchés les plus dérégulés de la planète, avec une mainmise de la finance et une avancée inquiétante de la corruption et du blanchiment d’argent lié aux paris sportifs.

Tous ces faits invitent à retrouver le chemin de l’implication citoyenne. Pourquoi ne pas élargir la réflexion à des assises nationales ouvertes à tous ? A l’instar de l’appel lancé par la Confédération syndicale internationale (CSI), exigeant de la FIFA qu’elle fasse du respect des droits des travailleurs la condition pour la tenue de la Coupe du monde au Qatar, il faut développer les initiatives pour aider à l’émergence d’un mouvement de contestation qui replace le football au sein des questions sociales et des exigences démocratiques.

 

Des mesures politiques concrètes doivent être discutées : instaurer des salaires plafonds et une échelle des rémunérations, mettre fin au mercato et aux agents maquignons, interdire les paris sportifs, créer une autorité administrative de contrôle de gestion des clubs indépendante des fédérations et des ligues professionnelles. Un club sportif ne devrait plus être géré comme une entreprise, mais comme un organisme relevant d’une mission de service public et répondant à des critères de gestion d’efficacité sociale. Ses acteurs, notamment la structure associative, les éducateurs sportifs et les associations de supporteurs, devraient être au cœur d’un fonctionnement démocratique et citoyen. Le football est notre bien commun.

 

Nicolas Bonnet, Responsable de la commission Sport au PCF,

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 18:16

 

 

cope.jpgPauvre Jean-François Copé. A l'émission de télévision « Des paroles et de actes » hier soir, le secrétaire national de l'UMP a encore fait fort. Déroulant un programme largement inspiré des thèses de l'extrême droite, notamment sur le droit du sang ou la chasse aux fonctionnaires, Jean-François Copé a expliqué que "le programme de Mme Le Pen est un copier-coller de celui des communistes". Surréaliste!

Adepte de la lumineuse stratégie du « plus c'est gros, plus ça passe », le leader de la droite française ne sait plus quoi inventer en confondant sa droite de sa gauche.

Nous pouvons aider Jean-François Copé à résoudre son problème de latéralisation » politique. Une première leçon pour commencer : la droite c'est l'égoïsme, la gauche,c'est la solidarité.

 

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 18:08
niger5
Les experts du GIEC ont rendu publique, aujourd’hui à Stockholm, la première partie de leur 5ème rapport sur le Climat. Ce nouveau signal d’alarme dresse un bilan sans appel : l’intervention humaine sur son environnement est bien responsable de profonds dérèglements tant dans les airs, que sur terre et dans l’océan, qui menacent à terme un écosystème propice à un développement humain durable.
.

Dans ce rapport, les experts du GIEC confortent leur constat sur l’étendue des dégâts du siècle passé et revoient à la hausse leurs prévisions des dérèglements climatiques d’ici à 2100. C’est ainsi, si rien ne bouge, que la concentration de CO2 dans l’atmosphère pourrait doubler, que le stockage du carbone par l’océan augmentera son acidité, nuisant à des pans entiers de la faune et de la flore marine, que la température serait de +5°C depuis l’ère préindustrielle et que la hauteur des océans augmenterait de 40 à 60 centimètres. A moyen terme, la vie de centaines de millions de personnes serait modifiée, voire menacée, qu’elles soient réfugiées climatiques, que l’aridité les prive de moyens de subsistance, ou qu’elles soient confrontées à des évènements climatiques extrêmes.

 

La certitude du dérèglement climatique force à une intervention résolue des Etats et des peuples pour endiguer ces phénomènes chaotiques.

La conférence internationale sur le climat prévue à Paris en 2015 confère, au peuple, à l’État français, aux forces sociales et politiques, une responsabilité particulière ! Les voyants sont au rouge. C’est dans ce cadre que le PCF appelle à l’irruption populaire, sociale et citoyenne dans le débat climatique, pour peser sur les choix gouvernementaux.

Les communistes travaillent à rassembler les forces progressistes, européennes et mondiales, derrière une grande campagne citoyenne internationale pour sortir les États de l’inaction.

Toutefois, la crise écologique ne saurait servir de prétexte à des formes de coercitions environnementales, de fiscalités punitives, ou à une super-austérité, ne renvoyant pour solutions qu’à des changements de comportements individuels. Elle doit au contraire conduire à des choix collectifs raisonnés pour un nouveau type de croissance, alliant satisfaction des besoins humains, protections de la planète et un développement humain durable tenant compte des facultés de chaque État.

 

Parti communiste français,

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 19:15

101_0093.JPGA l’issue de ce débat sur le projet de loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové, un constat s’impose : le compte n’y est pas.

Les député-e-s du Front de gauche ont pu mesurer, dans les travées de la Fête de l’Humanité ce weekend, combien les attentes du peuple de gauche sont fortes en matière de logement. Les familles sont prises à la gorge. Les dépenses pour se loger n’en finissent pas d’augmenter. Elles ont doublé en deux décennies. Nos concitoyens n’ignorent pas que l’ampleur de la crise du logement nécessite des décisions fortes. A ce titre, ce projet de loi offre des perspectives plus que mitigées.

Il marque une occasion manquée : l’encadrement des loyers. Sur tous les bancs, nous constatons que les hausses des loyers ont été irrationnelles ces dernières années. C’est la raison pour laquelle il faut les faire baisser et non les « valider » !

Le dispositif d’encadrement qui nous est présenté n’aura pas d’effet bénéfique pour le pouvoir d’achat. Il ne concerne que le parc privé et que les zones tendues. Il est dépourvu de contrôle et de sanctions. Il comporte des trous au travers desquels certains seront ravis de passer. Ainsi, il suffit pour un bailleur de prévoir des travaux pour échapper à tout encadrement.

Le plus grave étant sans doute l’instauration d’un plancher pour les bas loyers. En effet, la loi interdit les faibles loyers en zone tendue ! Les personnes qui bénéficiaient d’un tarif correct parce qu’elles habitaient le même logement depuis des années – souvent des personnes âgées – verront donc leur loyer grimper brutalement !

En somme, il est à craindre que ce dispositif, au lieu de faire baisser les loyers comme nous le souhaitons, ait l’effet inverse. En instaurant un plafond supérieur de 20% au loyer médian, il incitera les propriétaires à atteindre ce chiffre.

Toutefois, ce projet de loi comporte aussi des avancées réelles. Je pense à la réglementation des professions de l’immobilier ou à la préfiguration de la Garantie Universelle des Loyers. Les attaques presque hystériques de la droite contre ces mesures nous prouvent qu’elles sont progressistes. En effet, la GUL mutualisera les risques d’impayés (ce qui est bénéfique pour les propriétaires), et permettra la suppression du cautionnement, très inégalitaire.

S’agissant maintenant du volet territorial de ce projet de loi, disons-le tout net : il est négatif.

Les député-e-s du Front de gauche sont de ceux qui refusent que l’intercommunalité se fasse à coup de matraque. Aussi les PLU intercommunaux ne doivent pas être obligatoires ! Sur ce point, la loi ALUR est dans la continuité de la funeste loi sur les métropoles, ce coup de force mené ici même en juillet. Si des communes souhaitent élaborer un PLU à l’échelle intercommunale, cela doit se faire démocratiquement, dans le volontariat et la concertation.

Autre point de friction : le désengagement de l’Etat dans l’application du droit des sols (ADS) et dans l’assistance technique de l’État pour des raisons de solidarité et d’aménagement du territoire (ATESAT). Ce nouveau transfert de compétence non compensé constituera un drame pour les communes rurales et les intercommunalités qui comptent entre 10 000 et 20 000 habitants !

Au total, les député-e-s du Front de gauche ont pu obtenir des avancées au cours des débats, notamment grâce au sens du dialogue de Mme la ministre – que je salue :

- Ainsi, les bailleurs marchands de sommeil ne pourront plus délivrer un congé pour échapper à la procédure d’insalubrité ou de péril. C’était une suggestion de nos amis du Droit au Logement.

- En outre, sur proposition de ma collègue Jacqueline Fraysse, le délai de préavis de départ des allocataires de l’AAH sera raccourci à un mois au lieu de trois.

- D’autre part, les délais avant expulsion octroyés par le juge pourront aller jusqu’à trois ans au lieu d’un.

Nous nous réjouissons de l’adoption de nos propositions, mais le texte a également connu des infléchissements néfastes. Je pense ici à l’amendement de M. Goldberg introduisant des pénalités d’impayés. Les locataires qui ne parviennent pas à payer leur loyer devront acquitter une pénalité pouvant atteindre le tiers de celui-ci ! A l’heure où les loyers atteignent des niveaux records et où le pouvoir d’achat de nos concitoyens connaît une baisse d’une ampleur inédite depuis 30 ans, cet amendement ressemble à un inexplicable coup de Trafalgar.

Pour ces raisons, les député-e-s du Front de gauche s’abstiendront sur ce texte. Notre vote est un appel à faire évoluer la loi au Sénat dans le sens de la justice, et je pense notamment aux PLUI et à nos propositions en termes d’indemnisation des locataires victimes de faux congés.  

André Chassaigne, Président du Groupe Front de gauche

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 12:11

 

Ichilisept1.jpgl y a 40 ans, un coup d’État organisé par les forces les plus réactionnaires du Chili avec l'aide active de Washington faisait tomber le gouvernement de l'Unité populaire présidé par Salvador Allende.

Ce sont les classes dominantes qui ont décidé du coup d’État qui a coûté la vie au président Salvador Allende, à des milliers de militants et de simples citoyens soupçonnés d'être attachés aux idées de progrès, dans le processus de transformation mis en œuvre au travers des luttes du peuple chilien.

 

Aujourd'hui, dans une grande partie de l'Amérique latine, les gouvernements progressistes en place font vivre le rêve que le peuple chilien portait en 1973 : une démocratie de participation populaire, une réforme agraire d'ampleur, la nationalisation des ressources naturelles au service du développement social, des droits nouveaux pour les travailleurs et pour les peuples indigènes et l'affirmation des souverainetés face à l'hégémonie étasunienne.

 

Au Chili, les idées défendues par Salvador Allende sont encore dans la rue, portées par une jeunesse combative et lucide, soucieuse de la nécessité du rassemblement populaire pour faire tomber le système hérité de la dictature. Les travailleurs des mines, les habitants des régions oubliées qui réclament de véritables services publics et le respect de l'environnement contre les transnationales, les étudiants qui exigent une éducation publique, gratuite et de qualité, le peuple Mapuche digne qui réclame la reconnaissance de ses droits, tous réclament une nouvelle Constitution qui remplace celle imposée par le dictateur Auguste Pinochet.

 

Le PCF souhaite saluer la mémoire de tous ceux qui ont rendu possible l'expérience de l'Unité populaire, ceux qui sont tombés et qui ont tant souffert pour l'émancipation et la liberté. Le PCF rend hommage à Salvador Allende, le militant et l'homme politique exemplaire qui nous a laissé un message d'espoir inoubliable : « D'autres hommes dépasseront les temps obscurs et amers durant lesquels la trahison prétend s'imposer. Allez de l'avant tout en sachant que bientôt s'ouvriront de grandes avenues sur lesquelles passeront des hommes libres de construire une société meilleure. »

Les communistes sont solidaires avec le peuple chilien et avec les peuples de l'Amérique latine qui portent toujours cet espoir.

 

Parti communiste français,

Paris, le 11 septembre 2013.

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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 08:48

 

 

syrie1.jpgSelon Washington, toutes les options sont sur la table concernant la Syrie. Cependant, plus les heures passent, plus c'est l'option d'une intervention militaire de quelques puissances, dont la France, qui se précise.

L'escalade de la confrontation militaire provoquée par le régime syrien suscite de très graves inquiétudes.

 

Les bombardements à l'arme chimique, dont la responsabilité est attribuée au régime de Bachar Al Assad, ont fait franchir un pas spécifique et particulièrement criminel dans l'horreur. Il faut encore que toute la lumière soit faite sur ces bombardements… Mais les États-Unis, qui auraient déjà formé près de trois cents combattants de commandos pour l'ASL (armée syrienne libre) au cours de ces dernières semaines, ont maintenant renforcé leur flotte de guerre armée de missiles de croisière en Méditerranée.

 

La crise syrienne est devenue dans les faits une crise géo-politique internationale. Le bilan de cette confrontation est effroyable : environ

100 000 morts, plusieurs millions de réfugiés dont un million d'enfants, un pays dévasté, des villes en cours de destruction, une société pulvérisée par une violence et des affrontements internes directement soutenus par des États et différents acteurs politiques de la région. Il faut arrêter ça ! Les affrontements avaient déjà franchi le seuil de l'inhumanité avec des exactions d'une sauvagerie rarement égalée, comme ces civils égorgés vivants par des groupes salafistes se situant dans l'opposition.

 

Aujourd'hui, une intervention militaire de Washington et de ses alliés constituerait un degré supplémentaire dans l'inacceptable, dans cette escalade sans issue. Bombarder la Syrie serait ajouter la guerre à la guerre. Avec les risques rarement égalés d'un embrasement au Moyen-Orient, notamment d'une explosion du Liban où les attentats, les représailles et les vengeances se succèdent.

 

Laurent Fabius, qui prétend faire de la France "une puissance repère", appelle hier à une réaction de force. Il dit aujourd'hui que la solution "reste politique"... La France doit maintenant parler clair et prendre une forte initiative.

Le Parti communiste français appelle les autorités françaises à prendre l'initiative d'une réunion au sommet des belligérants et des principales puissances impliquées, les États-Unis et la Russie bien sûr, mais aussi la Turquie et l'Iran, afin de définir les conditions d'un arrêt de l'escalade dans la confrontation militaire, et d'une transition démocratique en Syrie. Il faut reprendre l'esprit et l'ambition de la deuxième conférence de Genève qui aurait dû tracer la voie d'une telle solution il y a déjà des mois. Il faut aussi obtenir l'engagement du Secrétaire général de l'ONU pour que l'exigence d'une solution politique l'emporte contre les menaces qui pèsent sur la sécurité internationale.

 

Chacun doit maintenant mesurer sérieusement la responsabilité qu'il doit prendre. Il y a urgence.

 

Parti communiste français

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