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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 18:36
4095556009_da192f9695.jpgL’Union européenne et les gouvernements utilisent les dettes publiques pour imposer aux peuples d’Europe une véritable purge sociale. Alors que les banques et autres opérateurs financiers n’en finissent pas de spéculer sur les dettes publiques, il faudrait que ce soit les populations qui payent une crise dont les marchés financiers sont les premiers responsables et uniques bénéficiaires.

C’est pour cela que les gouvernements de l’Union, la Commission et le Parlement européen, avec la participation active de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international, veulent imposer une nouvelle gouvernance économique asservie à la finance avec pour objectif de mettre sous surveillance accrue les budgets nationaux, de durcir les sanctions contre les Etats en cas de déficit dit excessif et de réduire les dépenses publiques.

 

Le pacte « euro plus » utilisait déjà la crise de la dette pour imposer l’austérité, la baisse des salaires des pensions et des retraites, la diminution du nombre de fonctionnaires, la flexibilité du travail, le recul de l’âge du départ en retraite, la casse des systèmes de protection sociale, tout en réduisant les pouvoirs des organisations syndicales.

 

Le tout, au seul bénéfice des actionnaires des grandes sociétés et du système financier international ! Une mesure déjà prise, le « semestre européen », vise à soumettre au Conseil et à la Commission, les budgets des Etats avant même qu’ils soient débattus par les parlements nationaux.

 

Pour essayer de verrouiller totalement ce montage, les gouvernements européens veulent intégrer dans la loi fondamentale des Etats l’objectif de l’équilibre budgétaire, ce que Nicolas Sarkozy appelle « la règle d’or ». Stupide économiquement - que se serait-il passé si cette règle avait été appliquée au moment de la crise financière où les Etats ont renfloué les banques -, cette proposition est une agression contre la démocratie, car les politiques économiques seraient ainsi totalement soustraites au débat politique et à la décision citoyenne. Une telle disposition, adoptée par les parlementaires des deux chambres, ne doit pas être intégrée dans la Constitution française comme le veulent le président de la République et l’Union Européenne.

 

Les citoyens et les citoyennes ne doivent pas payer les dettes qui sont le résultat de la soumission des Etats aux marchés financiers. Ces dettes sont illégitimes et les peuples ne doivent pas en faire les frais. Il faut exiger aujourd’hui un moratoire et des audits citoyens sur les dettes publiques. Dans l’immédiat, les organisations signataires appellent les citoyennes et les citoyens, leurs organisations associatives, syndicales et politiques à se mobiliser contre la constitutionnalisation de l’austérité et les parlementaires à voter contre ce texte si Nicolas Sarkozy osait malgré tout convoquer le Parlement en congrès à Versailles.

 

Avec ATTAC, CGT-Finances, FASE, Fondation Copernic, GU, Les Alternatifs, Marches européennes, MPEP, NPA, PCF, PCOF, PG, Union syndicale Solidaires. Parti communiste français,

Paris, le 18 juillet 2011.

 

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 09:48
sarko5Nicolas Sarkozy a tenu une conférence de presse sur les investissements d'avenir. Dès l'origine, le PCF s'est opposé au « grand emprunt » parce qu'il aggrave la soumission des finances publiques aux exigences des marchés financiers alors qu'il faudrait taxer les revenus financiers et les profits.

Le premier bilan montre que derrière des aides aux PME innovantes, l'Elysée cache bien mal la réalité d'un soutien aux grands groupes sans contreparties en matière d'emploi et de production en France. Pire, la recherche financée par les entreprises diminue depuis des années par rapport au PIB. Seuls les campus d'excellence, fers de lance de la loi SRU, sont privilégiés alors qu'ils sont contestés par l'ensemble des acteurs de l'Université et de la Recherche.

On est loin de la politique industrielle nécessaire, liant étroitement l'effort de la Recherche et le développement de l'emploi sur le site France. On est également loin des mesures de financement qu'il faudrait mettre en œuvre, fondées sur les fonds de développement pour l'emploi aux plans des régions, du pays et de l'Europe pour une nouvelle conception du crédit.

En redoutant un nouvel « enchainement de crise », le chef de l'Etat confirme l'inefficacité des orientations qu'il met en œuvre.

Nicolas Sarkozy persiste d'ailleurs dans les dogmes de l'austérité et de la régression sociale : non-remplacement d'un fonctionnaire sur 2, réforme des retraites, soumission à la logique de l'Euro Plus imposée par la BCE.

Communiqué du Parti communiste français

Paris, le 27 juin 2011.

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 22:39
4753936661_d5798bfa47.jpg30.500 suppressions de postes sont annoncées au budget 2012 dans la Fonction publique. Au mépris des besoins de la population et des revendications des personnels qui voient leurs conditions de travail et l'offre de service public se dégrader, en dépit du manque criant de professeurs, de policiers ou de personnels hospitaliers, le gouvernement continue sa saignée de l'emploi public.
Obnubilé par les agences de notations des marchés financiers, Nicolas Sarkozy tient coûte que coûte à être le premier de la classe ultralibérale. Gel des salaires, casse de l'emploi, dépeçage de la Fonction et des services publics... de fait, durant son mandat, le Président des riches n'aura fait que détruire les atouts de la France et son modèle social.

Fait notable, sa politique d'austérité tous azimuts ne connaît qu'une exception : les bombardements quotidiens en Libye. Réjouissons-nous :

avec la droite, marchands d'armes et d'or noir ne connaissent pas la crise.

 

 

Parti communiste français

Paris, le 17 juin 2011.

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 18:22

muzeau-copie-1Députés communistes, républicains, citoyens et du parti de gauche.

Communiqué de Roland Muzeau du 6 juin 2011

 

Nul besoin d’être devin, ni météorologue pour savoir que cette semaine s’annonce encore bien ensoleillée pour les plus fortunés.

 

La réforme de la fiscalité proposée par le gouvernement et la majorité présidentielle n’a, en effet, pas de quoi assombrir leur moral. Pour eux, le relèvement du seuil de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune compensera en totalité la suppression du bouclier fiscal.

 

Autrement dit, celles et ceux dont le patrimoine dépasse 17 millions d’euros ne paieront pas un centime de plus et continueront, dans les faits, de bénéficier des mêmes réductions d’impôt ! Mieux, compte tenu que la suppression du bouclier fiscal sera effective dans deux ans, ils pourront même cumuler l’an prochain les avantages du bouclier et ceux de la réduction de l’ISF...

 

Le "printemps fiscal" annoncé à grand tapage apparaît pour ce qu’il est : le maintien d’un cap dont la majorité de nos concitoyens et concitoyennes continueront, en revanche, de faire les frais. L’austérité pour le plus grand nombre, la casse des services publics, le dynamitage du système des retraites et de protection sociale, tel est en effet le prix de cette politique fiscale taillée sur mesure pour les plus riches et pour les marchés financiers.

 

Il est grand temps d’imposer d’autres choix qui répondent à l’intérêt général, en supprimant par exemple les niches fiscales qui coûtent aujourd’hui 150 milliards d’euros à l’Etat et en s’attaquant à la fraude et l’évasion fiscales qui représentent un manque à gagner de 40 milliards d’euros pour les finances publiques.

 

 

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 10:59
http://pcf.evry.pagesperso-orange.fr/indignados.jpgA en croire Alain Juppé, il ne pourrait y avoir d'été européen suite au printemps arabe.
Pour le ministre des Affaires étrangères, en Europe, nous sommes en « démocratie ».
J'étais aujourd’hui à Puerta del Sol et le mouvement populaire et citoyen dénonce à juste raison la crise du système politique et du bipartisme. Les manifestants espagnols demandent ici, comme les milliers de jeunes qui se sont rassemblés Place de la Bastille cet après-midi à Paris, que vive une vraie démocratie.
Les peuples ne veulent pas de l'hyper austérité et tous les gouvernants européens, de droite comme de gauche, sont sanctionnés quand ils mettent eu œuvre les politiques exigées par l'union européenne, les marchés financiers et les banques.
D’une certaine manière, les déclarations d'Alain Juppé témoignent d’une très grande nervosité chez les dirigeants européens face à une situation de plus en plus explosive.
Le PCF soutient la lutte engagée par « Los Indignados » et appelle à la plus grande mobilisation partout en Europe, comme place de la Bastille cet après midi, contre les politiques d’hyper austérité et pour une réelle démocratie en Europe.

Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF et responsable des questions européennes

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 18:05
laurent041Un projet de loi déposé par le groupe UMP reprend à son compte les vieilles lunes selon lesquelles les développements futurs de l'AFP passent par le détricotage de son statut. C'est évidemment Nicolas Sarkozy qui poursuit son entreprise pour mettre tous les médias sous la tutelle des exigences de marchandisation de l'information.

Le statut de l'AFP de 1957 est attaqué de front alors qu'il a permis de faire ce que l'AFP est aujourd'hui : une des trois principales agences d'information au monde, et que l'agence constitue l'un des fondements du pluralisme de la presse française. En aucun cas c'est le statut qui empêche l'AFP d'entrer dans le 21eme siècle de la communication.

Aux côtés des salariés en lutte de l'AFP, nous soutenons leur combat pour le pluralisme et le droit à une information libre et indépendante.

 

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF

Paris, le 27 mai 2011.

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 18:30

libyeDepuis plus de huit semaines, la France est engagée militairement en Libye où les combats continuent de faire rage. La guerre a déjà fait des milliers de morts selon le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo. Dans un courrier adressé au premier Ministre (voir ci-dessous), Roland Muzeau, porte-parole des Députés communistes, républicains, citoyens, souligne notamment que l'enlisement dont il dénonçait le risque le 22 mars dernier dans l'hémicycle, "est aujourd'hui patent".

 

La coalition sous commandement de l'OTAN, a visiblement choisi de persister dans une voie qui nourrit un engrenage infernal. "La France a autre chose à faire que la guerre", poursuit Roland Muzeau, en demandant que "avec ses partenaires de l’Union européenne, notre pays soit à l’initiative de l’organisation d’une conférence internationale de haut niveau, sous l’égide des Nations-Unies, ou bien sollicite la tenue d'une session spéciale de l'Assemblée générale de l'ONU".

 

"Par ailleurs, du fait de la responsabilité dont elle s'est unilatéralement investie, la France a un devoir d’asile et de protection. Les gouvernements français, britannique, italien, comme ceux de tous les pays membres de l'UE et de l’OTAN, se doivent d’ouvrir leurs frontières et d’accueillir dignement les hommes, les femmes et les enfants qui fuient les combats en cours en Libye", conclut Roland Muzeau.

 

Paris le 16 Mai 2011

Roland Muzeau, Porte-parole

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 14:27

La mort de Ben Laden, devenu le symbole du terrorisme mondialisé, est un événement important pour toutes les familles des victimes des attentats du 11 septembre 2001, mais aussi pour toutes celles et ceux que les logiques terroristes plongent dans l'horreur et la consternation.

 En même temps, les conditions dans lesquelles cette mort vient d'intervenir soulèvent à nouveau de multiples questions sur le sens de l'engagement de l'OTAN depuis dix ans en Afghanistan.

 

La disparition de cet individu ajoutée à la faiblesse reconnue des réseaux d’Al Qaida dans la région Afghanistan/Pakistan rendent désormais la guerre de l’OTAN en Afghanistan encore plus illégitime qu’elle ne l’a jamais été.

 

La France doit retirer ses troupes de ce pays, agir pour le retrait de celle de l’OTAN et réorienter les efforts internationaux vers la reconstruction et l'aide au développement en donnant au peuple afghan les moyens de décider de son avenir.

 

La mort de Ben Laden rappelle que le terrorisme est une violence politique criminelle totalement injustifiable. Le terrorisme ne légitime pas pour autant les politiques de puissance et les guerres.

 

Georges Bush avait instrumentalisé l’agression d’Al Qaida à New York afin de mettre en place une stratégie néo-impériale militarisée de domination au nom de la démocratisation du Moyen-Orient. On en mesure aujourd’hui tous les effets néfastes, les limites et les échecs en Irak et en Afghanistan. C’est aussi cette même politique qui a contribué aux soulèvements dans le monde arabe.

 

Ce sont les peuples du monde arabe eux mêmes qui sont aujourd’hui et qui seront demain les acteurs de la démocratie, des droits humains et de la justice, y compris pour le peuple palestinien.

 
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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 11:56

mariage.pngTout a commencé le 24 mars 2011 lors du conseil européen. A l'origine, ce dernier devait porter sur les questions d'énergie et d'innovation. Vraisemblablement, ce n'était pas du goût d'Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy. En effet, le couple franco-allemand a profité de ce sommet pour soumettre son projet de pacte de compétitivité.

 

Nous sommes dans un contexte de crise financière majeure. La crise politique au Portugal affole les dirigeants européens. Ils craignent une nouvelle déstabilisation économique de la zone euro. Dans ce cadre, le pacte pour l'euro est jugé « crédible » et « cohérent ». Il a d'ailleurs mis d'accord les dirigeants de la zone euro. Il vise officiellement à une plus grande convergence des politiques nationales en matière fiscale et budgétaire face aux marchés financiers. Les pays membres « volontaires » sont ainsi sommés de réformer leur économie pour plus compétitivité.

 

En réalité, ce projet est porteur de mesures d'austérités drastiques et profondément antisociales. Dans les domaines de compétitivité, d'emploi, de retraite ou encore discipline budgétaire la rigueur se retrouve sur le dos des contribuables.

Il s'agit dans ce dossier de faire un état des lieux sur la situation et d'ouvrir des pistes de réflexion, des alternatives, pour la construction d'une autre Europe.

 

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 15:10
Communiqué du PCF

 

 

odeon.jpg«La montée de l’arbitraire va de pair avec le désengagement de l’État»

Le ministre de la culture vient de procéder à l’éviction d’Olivier Py de la direction du théâtre de l’Odéon, contre l’avis du conseil d’administration de ce théâtre national, au mépris de tous les usages professionnels, et sans qu’aucun grief puisse être retenu à son encontre. Un an avant la fin d’un mandat que chacun s’accorde à considérer comme exemplaire, ce « fait du prince » révèle l’atmosphère de fin de règne que l’on respire dans les allées du pouvoir.

 

En quatre ans Olivier Py, tout en développant son œuvre personnelle, a toujours veillé à l’ouverture aux jeunes artistes, au renouvellement des publics, à sa mission de pédagogie et au renouvellement des formes d’appropriation de la création par tous. Ajoutons qu’il n’avait pas la langue dans sa poche ! Motif qui nous paraît au moins aussi sérieux que son inimitié supposée avec l’actuel ministre.

 

Ce limogeage inattendu, contre l’avis des membres du Conseil d’administration du Théâtre national de l’Odéon, vient à la suite d’autres mesures comme la nomination surprise de Macha Makeiff au Théâtre de la Criée de Marseille, alors que Catherine Marnas s’était vu promettre ce poste, ou la nomination surprise, annulée depuis, d’une directrice surnuméraire au Théâtre national de Chaillot...

 

Nous assistons à un étonnant parallèle : la montée de l’arbitraire va de pair avec le désengagement de l’état. Plus le ministère de la culture se désengage de ses missions, plus il se livre à l’arbitraire des nominations dans l’opacité. En réalité, sa mission première est d'opposer les professionnels de la culture entre eux !

 

Il est urgent de refonder une politique culturelle qui articule le soutien sans faille à la création avec le souci permanent de son partage par tous, une politique de la culture où la démocratie et la transparence iraient de pair avec l’affirmation de la responsabilité publique.

 

Le Parti communiste français, au sein du Front de Gauche, s’y emploie.

 

Alain Hayot

Responsable des questions de Culture pour le PCF

 Paris, le 11 avril 2011.

 

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